Comment fonctionne le disjoncteur différentiel

Un disjoncteur est un « dispositif électromécanique ou électronique de protection dont la fonction est d’interrompre le courant électrique en cas d’incident sur un circuit électrique ». Il protège également les personnes contre les risques d’électrocution. Dans les installations où il est posé, il peut interrompre deux types d’incidents : les courants de surcharge et le court-circuit. Il est aussi capable de gérer un nombre varié de paramètres sur une ligne électrique. Son déclenchement est lié à un seuil que l’on qualifie de « seuil de sensibilité ». Quand ce seuil est atteint, il y a interruption du courant. Le seuil de sensibilité dans les installations domestique est de 30 mA minimum. Le disjoncteur différentiel se place à un endroit précis de votre installation domestique. On le pose entre le disjoncteur général et la ligne à protéger. Comment fonctionnent concrètement un disjoncteur différentiel ?

 

Les  différentes techniques utilisées

  • Le disjoncteur de type thermique

Dans ce type de disjoncteur, tout le mécanisme est lié à l’élévation de la température que provoque le passage d’un courant excessif. Lorsqu’un courant excessif entre, il traverse un bilame dont il augmente la température par effet joule. Cette élévation de la température déforme le bilame qui déclenche de façon mécanique l’ouverture du circuit électrique à protéger. Ce système électromécanique a l’avantage d’être simple et résistant. La seule fausse note réside dans le fait que son temps de réaction est assez lent et qu’il n’est pas adapté en cas de court-circuit.

 

  • Le disjoncteur de type magnétique

Dans ce cas-ci, ce n’est pas la température qui ouvre le circuit mais plutôt la variation du champ magnétique provoquée par une augmentation de l’intensité qui traverse les spires du disjoncteur. Un noyau de fer active alors le circuit protégé. Ce type de disjoncteur est adapté pour remplacer les fusibles lors de court-circuit.

 

  • Un disjoncteur magnétothermique est inventé afin de combler les lacunes des deux précédents en les combinant efficacement.
  • Egalement un disjoncteur hydraulique est apparu. Il intègre la technique magnétique et remplace le détecteur thermique de surintensité par un détecteur hydraulique.
  • Aujourd’hui nous sommes à l’ère du disjoncteur électronique qui est une version améliorée du précédent. Il intègre une intelligence artificielle qui s’adapte en fonction du cas, selon qu’il s’agisse d’un court-circuit ou d’une surintensité.

Une fois l’aspect technique exposé, il est temps d’aborder l’aspect pratique d’un disjoncteur différentiel.

 

L’utilité d’un disjoncteur différentiel

Dans toute maison, certains appareils sont plus utiles que d’autres, ou simplement plus précieux. Ainsi par exemple un congélateur ou un réfrigérateur sont des appareils sensibles en fonction des denrées périssables qu’ils contiennent, ou encore un ordinateur peut être un outil de travail important. En cas de court-circuit ou une surtension, ces appareils pourraient être endommagés. C’est là que le disjoncteur alternatif prend toute son importance. Sachez qu’il est également important d’apprendre à tester la tension d’une prise électrique.

Le disjoncteur différentiel peut donc être affecté à la protection d’appareils sensibles comme votre réseau informatique, ou votre alarme de sécurité.  Lorsqu’un court-circuit survient sur une installation sans disjoncteur différentiel, tous les appareils perdent leur alimentation électrique. Or si un disjoncteur a été posé :

  • lorsque le court-circuit ou la surtension survient sur un appareil non protégé par le disjoncteur, le système s’active et alimente les appareils protégés pendant que tout le reste est hors-tension ;
  • lorsque, par contre l’incident survint sur un appareil protégé, le disjoncteur s’active et isole l’appareil en question pour protéger le reste du réseau.

Vous pouvez vérifier mensuellement si votre disjoncteur fonctionne correctement car il est équipé d’un bouton « test ». Et n’oubliez également pas de réaliser régulièrement un diagnostic électrique obligatoire.

 

Le prix d’un disjoncteur différentiel

Le  disjoncteur différentiel a prouvé son utilité au fil du temps. C’est la raison pour laquelle s’en équiper aujourd’hui n’est plus du luxe mais une question de nécessité. Pour acquérir un disjoncteur différentiel, il vous faudra débourser entre 80 et 150 €.

 

Différence avec un interrupteur différentiel

Dans certains cas, le choix est fait de n’installer qu’un interrupteur différentiel plutôt que d’opter pour un disjoncteur. Un choix qui n’est pas toujours judicieux. Il faut comprendre que disjoncteur et interrupteur différentiel ne sont pas des termes équivalents. La différence avec l’interrupteur différentiel tient au fait que le disjoncteur ne se contente pas de protéger l’installation en cas de défaut de « terre ». En plus de ces cas et des problèmes d’isolation couverts par l’interrupteur, le disjoncteur détecte de manière autonome les courts-circuits et les échauffements anormaux. Il protège donc également contre les incendies.

La bonne façon de procéder est d’installer un interrupteur différentiel, au niveau de l’alimentation générale, et des disjoncteurs proche des appareils à protéger.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations quant au fonctionnement du disjoncteur différentiel, vous pouvez suivre cette vidéo.

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